Au fil de l’année, les groupes armés ont pris le contrôle d’environ 85 % de Port-au-Prince¹, transformant la capitale en véritable champ de bataille, où les gangs affrontent la police et des groupes d’autodéfense communautaires. Les habitant·e·s sont souvent pris pour cible en fonction de leur lieu de résidence ou de leurs loyautés supposées.
Le premier trimestre 2024 a été le plus meurtrier depuis que l’ONU a commencé à suivre la violence des groupes armés en Haïti. Entre février et avril, le nombre de patient·e·s admis·e·s pour des blessures par balle à l’hôpital de traumatologie de Tabarre est passé de 60 à 100 par mois, obligeant MSF à augmenter la capacité de 50 à 75 lits pour répondre à la demande chirurgicale croissante. Plusieurs grands hôpitaux de Port-au-Prince ont fermé en raison de l’insécurité.
En 2024, Haïti a enregistré 5 600 décès et 2 200 blessé·e·s liés à la violence, soit une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente.