Réfugiés et personnes déplacées

Réfugiés et personnes déplacées

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En une décennie, le nombre de personnes forcées à être déplacées a plus que doublé et atteint son niveau le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale. Les raisons qui poussent à fuir sont nombreuses : guerre, persécution, conflit, catastrophe naturelle, misère et répression. 

Fin 2024 et mi-2025, le nombre de personnes déplacées dans le monde a atteint un niveau record de plus de 123 millions de personnes.

Plus de 70% des personnes déplacées à l’extérieur sont accueillies dans les pays à revenu faible et intermédiaire et 69% dans les pays voisins de leur pays d’origine.  

Les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays (PDI), n'ont donc pas franchi de frontière. Contraintes de fuir leur domicile mais restées dans leur pays, ces personnes ne sont pas légalement considérées comme des personnes réfugiées.  

Le plus grand groupe de personnes déplacées à l’intérieur du pays se trouve au Soudan avec près de 11 millions de personnes qui ont été forcées à fuir leur foyer, se retrouvant dans des conditions plus que précaires dans des camps surpeuplés répartis sur diverses parties du territoire. D’autres, environs 3 millions de personnes, sont parvenues à franchir la frontière et se retrouvent également dans des camps dans les pays voisins, comme le Tchad.  

À travers le monde, des millions de personnes réfugiées, migrantes, sur les routes de l’exil ou demandeurs d’asile sont confrontées à une situation humanitaire critique. Elles luttent pour leur survie sur les routes, traversant les mers, elles sont confinées dans des camps ou essayent de survivre en ville ou en zone rurale, sans accès à des soins de santé les plus élémentaires. Des milliers d’hommes, femmes et enfants y perdent la vie chaque année. Sur les routes de l’exil, les personnes sont confrontées à des actes de violences physiques et psychologiques, avec, également des conséquences importantes sur leur santé mentale.  

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displaced people

Que fait MSF?

MSF a une longue histoire d'aide et de protection des populations. Nous avons été présents dans les camps installés pour les réfugiés vietnamiens, cambodgiens, laotiens, afghans et éthiopiens à la fin des années 70 et dans les années 80.  

Le nombre de personnes déplacées de force ayant doublé au cours de la dernière décennie, leurs besoins en matière de santé continuent d'augmenter. 

Les équipes de MSF travaillent aux côtés des personnes déplacées à leur point d'arrivée ou pendant leur périple périlleux, à l'intérieur et à l'extérieur de leur pays. 

Les violences et dangers sur les routes migratoires 

Notre travail auprès des personnes déplacées, réfugiées et sur les routes de l’exil s'est élargi dans les années 1980 pour inclure l'exclusion sociale en Europe et au-delà, y compris les besoins des migrants sans papiers. 

refugees in Palestine

Des parcours marqués par la violence et le risque 

Les personnes que nous cherchons à aider ont souvent connu la violence et de grandes souffrances. Leurs parcours sont souvent marqués par la maltraitance et les abus, par des passeurs criminels qui extorquent et abandonnent leur « cargaison », ainsi que par des traversées périlleuses dans le désert et en mer. 

Des déplacements perçus comme une menace 

Ils sont également confrontés à la répression, à la détention et à l'expulsion car les mouvements de population (quelle qu'en soit la cause) sont parfois considérés comme une menace plutôt que comme une expression de solidarité.  

Privés de protection, de refuge et de droits fondamentaux 

Certains Etats ne protègent pas les hommes, les femmes et les enfants déjà exposés à une vulnérabilité accrue contre de nouvelles violences ou privations. La sécurité est refusée à ceux qui ont besoin d'un refuge, on ferme les yeux sur les risques élevés liés au passage, et le peu de dignité et de droits qui leur reste est bafoué.  

Les mauvais traitements, voire les violences, infligés par les autorités peuvent prendre de nombreuses formes, privant les individus de leurs droits fondamentaux et affectant leur santé et leur bien-être. 

Travaillant auprès des personnes en déplacement, nous intervenons uniquement en fonction des besoins sanitaires et des vulnérabilités, indépendamment de toute « étiquette » individuelle attribuée par les autorités ou d'autres acteurs. 

Nos équipes sont témoins de niveaux importants de violence et de mauvais traitements. 

La détention, l’esclavage et la violence subies par les migrants en Libye, les Syriens en route vers l’Europe ou encore les personnes fuyant les gangs en Amérique centrale pour rejoindre les États-Unis en sont des exemples… 

En Europe 

Ces dernières années, une crise d'origine politique s'est développée en Europe, à ses frontières et au-delà, entraînant une augmentation des décès, du désespoir et de la misère parmi les personnes qui tentent de trouver la sécurité et la protection au sein de l'Union européenne (UE). 

Dans toute l'Europe et au-delà, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) ont traité les conséquences dévastatrices des politiques et pratiques migratoires restrictives et nous avons vu de première main leur coût humain. 

Nous sommes intervenus dans des endroits tels que la Libye, les Balkans, la Méditerranée centrale, la Pologne, la Grèce et l'Italie, qui sont devenus des laboratoires et des terrains d'essai pour des politiques et des pratiques de plus en plus néfastes.

 

Comment réagissons-nous ? 

Nous appelons à faire prévaloir l'humanité dans tous les cas, ainsi qu'à fournir une aide médico-humanitaire et une protection aux personnes dans le besoin. 

Dans le cadre de nos projets, nous accordons une attention particulière aux services médicaux à fournir aux personnes en déplacement, chaque fois que des besoins sanitaires critiques sont identifiés ou que les autorités refusent de fournir une aide vitale. 

Aperçu de certaines activités de MSF